Sur les dix contrats d’assurance vie les plus souscrits en France, quatre ne sont plus commercialisés. Un vieillissement de gamme qui questionne l’accès aux supports, là où le contrat luxembourgeois mise sur l’architecture ouverte.
L’essentiel
- Quatre des dix contrats français les plus souscrits (Predissime 9, Nuances 3D, Floriane, AFER multisupports) sont fermés à la commercialisation, selon FranceTransactions.
- Un contrat fermé continue de fonctionner mais voit rarement sa gamme de supports enrichie par l’assureur.
- Le contrat luxembourgeois, via FID et FAS, donne accès en architecture ouverte à des supports actualisés (titres vifs, private equity, produits structurés, actifs non cotés), sous réserve du profil de l’investisseur.
Un top 10 qui vieillit
Près de la moitié des contrats d’assurance vie les plus souscrits en France ne se vendent plus. Selon le classement publié le 31 août 2026 par FranceTransactions, quatre des dix contrats du classement apparaissent fermés à la commercialisation : Predissime 9 (Crédit Agricole), Nuances 3D (Caisse d’Épargne), Floriane (Crédit Agricole) et AFER multisupports.
Ces gammes concentrent pourtant des millions de souscripteurs : Predissime 9 en revendique à lui seul plus de 3,25 millions, Nuances 3D plus de 1,7 million. Un contrat fermé n’est pas un contrat clos : il continue de fonctionner pour ses assurés, qui peuvent verser et arbitrer selon les clauses en vigueur.
Ce qu’un contrat « fermé » change en pratique
Le point sensible n’est pas la fermeture elle-même, mais la trajectoire de la gamme de supports. En pratique, les assureurs concentrent leurs nouvelles unités de compte et leurs innovations de gestion sur les contrats récents, ce qui peut laisser un contrat ancien avec une offre figée. En droit français, la loi Pacte (art. 72) n’autorise la transformation d’un contrat que vers un contrat plus récent du même assureur, sans perte d’antériorité fiscale, à condition qu’une part des sommes soit investie en unités de compte ou en euro-croissance, ce qui limite les marges de manœuvre.
Pour un épargnant patrimonial, la question devient : mon enveloppe me donne-t-elle encore accès aux classes d’actifs que je veux détenir ?
L’architecture ouverte du contrat luxembourgeois
C’est là que le contrat luxembourgeois se distingue. Réservé à une clientèle patrimoniale (ticket d’entrée usuel de 250 000 euros), il repose sur des fonds internes dédiés ou spécialisés qui élargissent l’univers d’investissement. Via un FID ou un FAS, l’assuré peut loger des supports rarement disponibles en assurance vie française : titres vifs, private equity, produits structurés sur mesure ou actifs non cotés, dans le respect des règles de la CAA et du profil de l’investisseur.
Cette souplesse de gestion vise justement à éviter le figement : la gamme se met à jour au fil des marchés, sans dépendre du renouvellement commercial d’un contrat standardisé. L’accès aux supports les plus techniques reste toutefois conditionné à la taille de l’encours et à l’éligibilité de l’assuré.
Ce que ça change pour vous
Si vous détenez l’un de ces contrats fermés, vérifiez la gamme de supports encore accessible et la possibilité d’un transfert loi Pacte chez votre assureur. Si votre patrimoine le justifie, l’architecture ouverte d’un contrat luxembourgeois peut élargir durablement votre univers d’investissement : un point qui peut justifier d’en parler à un conseiller, en gardant à l’esprit que l’accès aux actifs les plus spécialisés dépend de votre profil et du montant investi.
Source : FranceTransactions · Rubrique Actualités · mardi 1 septembre 2026



