Les fonds européens ont attiré près de 400 milliards d’euros de collecte nette au premier semestre 2026, et le Luxembourg reste, de loin, leur première terre de domiciliation.
L’essentiel
- Les fonds UCITS de long terme ont collecté près de 400 milliards d’euros au 1er semestre 2026 (données EFAMA), portés par les actions, l’obligataire et les ETF.
- Le Luxembourg demeure le premier domicile de fonds en Europe (environ 31 % des actifs des fonds UCITS, devant l’Irlande), avec plus de 10 000 milliards de dollars projetés d’ici 2030 selon un rapport PwC.
- Pour un contrat luxembourgeois, l’univers de supports élargi tient à son architecture (fonds interne FAS ou FID) et au cadre du Commissariat aux Assurances, pas à la domiciliation des fonds.
Une collecte robuste au premier semestre 2026
Selon les données de l’EFAMA, l’association européenne de la gestion d’actifs, les fonds UCITS de long terme ont enregistré près de 400 milliards d’euros de collecte nette sur les six premiers mois de 2026, portés par les fonds actions, obligataires et les ETF. Le seul mois de juin a apporté de l’ordre de 64 milliards. Fin 2025, l’encours total des fonds européens avait déjà franchi le cap des 25 000 milliards d’euros.
Le Luxembourg, première terre de domiciliation
Le Grand-Duché reste le premier pays de domiciliation des fonds en Europe, avec environ 31 % des actifs des fonds UCITS (devant l’Irlande, autour de 27 %), d’après le Fact Book de l’EFAMA. Un rapport PwC relayé par l’AGEFI Luxembourg projette plus de 10 000 milliards de dollars d’actifs domiciliés au Luxembourg d’ici 2030, confirmant sa place de principal centre de fonds du continent, malgré des pressions persistantes sur la rentabilité du secteur.
Cette profondeur de marché n’a rien d’anecdotique pour un épargnant : elle témoigne du dynamisme de la place et de la liquidité des supports qui y sont domiciliés.
Un univers de supports plus large dans le contrat luxembourgeois
Le contrat d’assurance vie luxembourgeois se distingue par son architecture ouverte : au-delà des unités de compte classiques, il peut loger un fonds interne dédié (FAS ou FID) donnant accès à une gamme de fonds bien plus étendue que celle d’un contrat français, y compris des ETF et trackers et des fonds spécialisés. Cet univers élargi tient à l’architecture du contrat et au cadre fixé par le Commissariat aux Assurances, non au pays de domiciliation des fonds : les fonds UCITS étant passportés dans toute l’Union européenne, un fonds domicilié au Luxembourg peut d’ailleurs être logé aussi bien dans un contrat français. La profondeur de la place luxembourgeoise illustre l’ampleur de l’offre disponible, dans laquelle cette multitude de possibilités de gestion peut puiser, sous réserve de l’éligibilité propre à chaque assureur et au profil de l’investisseur.
Ce que ça change pour vous
La position dominante du Luxembourg comme place de domiciliation n’est pas qu’un chiffre de collecte : c’est le signe d’une offre de fonds particulièrement dense sur le continent. Pour un détenteur ou un prospect, l’essentiel reste de vérifier, avec son assureur ou son conseiller, quels fonds et quelle structure (FAS ou FID) son contrat autorise réellement. L’accès élargi ne dispense pas d’examiner les frais, la liquidité et le risque de chaque support avant tout arbitrage.
Source : AGEFI Luxembourg · Rubrique Actualités · mercredi 9 septembre 2026



