Pour 2026 et 2027, la quasi-totalité des contrats français affichent un bonus de rendement sur leur fonds euros, jusqu’à 2,70 %. Ces coups de pouce sont temporaires et conditionnés : de quoi arbitrer sereinement avant de comparer avec un contrat luxembourgeois.
L’essentiel
- Plusieurs assureurs annoncent des bonus allant jusqu’à +2,70 % sur le fonds euros pour les versements de 2026 et 2027, souvent conditionnés à une part d’unités de compte de 30 % à 60 % ; le taux maximal (+2,70 %) suppose au moins 60 % d’unités de compte, et beaucoup de ces offres se clôturent dès l’été 2026.
- Le bonus ne s’applique qu’à la fraction placée sur le fonds euros, et la part investie en unités de compte comporte un risque de perte en capital.
- Face à ces offres temporaires, le contrat luxembourgeois se juge sur d’autres critères : sécurité de l’épargne, frais et souplesse de gestion, pas sur un taux boosté ponctuel.
Des bonus jusqu’à 2,70 %, mais sous conditions
La pratique du bonus de rendement se banalise : les assureurs multiplient les offres de taux boostés, avec près d’une centaine recensées par FranceTransactions pour 2026. Selon ce comparatif, le coup de pouce le plus élevé atteint +2,70 %, proposé par plusieurs assureurs dont LUCYA CNP et ENEDIA VIE, sur les versements réalisés en 2026 et 2027. Ce niveau maximal suppose toutefois d’orienter au moins 60 % du versement vers les unités de compte.
Ce supplément vient s’ajouter au rendement annuel du fonds euros, mais il n’est jamais gratuit. Dans la plupart des cas, il exige une part minimale d’unités de compte, généralement comprise entre 30 % et 60 %, et parfois un versement minimum, qui peut descendre à 500 euros mais atteindre plusieurs milliers d’euros selon les contrats, certaines offres plafonnant par ailleurs le montant bonifié (jusqu’à 250 000 euros). Quelques offres échappent à la condition d’unités de compte, mais elles restent minoritaires.
Le bonus ne porte que sur une partie de votre versement
Point souvent mal compris : le bonus ne rémunère que la fraction réellement placée sur le fonds euros. La part orientée vers les unités de compte, elle, suit les marchés et comporte un risque de perte en capital. Le rendement affiché en tête de gondole n’est donc pas celui de l’ensemble de votre versement.
Ces offres sont par ailleurs datées : la plupart courent entre janvier et août 2026, certaines jusqu’à fin 2027. À la fin juillet 2026, plusieurs fenêtres arrivent donc à échéance. Un taux boosté est une incitation commerciale temporaire, pas une garantie de long terme.
Fonds euros français ou luxembourgeois : ce qui se compare vraiment
Le contrat luxembourgeois ne se choisit pas pour courir après un bonus ponctuel. Ses atouts se situent ailleurs : la sécurité de l’épargne via le triangle de sécurité et le super-privilège du souscripteur, la neutralité fiscale du Luxembourg (la fiscalité applicable reste celle du pays de résidence), le multidevise et une gamme de gestion étendue. En contrepartie, la structure de frais peut être plus lourde et mérite d’être passée au crible : notre guide des frais et le comparateur des assureurs luxembourgeois aident à situer chaque contrat.
Autre nuance à ne pas négliger : le traitement des prélèvements sociaux diffère selon que le fonds euros est logé dans un contrat français ou luxembourgeois, un point détaillé dans notre guide dédié.
Ce que ça change pour vous
Si vous prévoyez un versement en 2026, vérifiez trois éléments avant de signer : le taux du bonus, la part d’unités de compte imposée et la durée de l’offre. Comparez ensuite le rendement net réellement attendu, sur la seule part fonds euros, avec ce qu’apporte un contrat luxembourgeois en matière de sécurité et de souplesse. Un bonus temporaire peut justifier d’en parler à votre conseiller, mais il ne remplace pas une réflexion sur la structure et les frais du contrat.
Source : FranceTransactions · Rubrique Actualités · lundi 27 juillet 2026



