Optimiser la transmission de votre patrimoine grâce au cadre fiscal unique de l’assurance-vie au Luxembourg.
Transmettre son patrimoine dans les meilleures conditions est une préoccupation majeure pour toute personne disposant d’un capital significatif. L’assurance-vie luxembourgeoise constitue l’un des outils les plus puissants pour organiser cette transmission, grâce à un cadre fiscal privilégié et des mécanismes de protection uniques. Ce guide détaille l’ensemble du dispositif applicable en 2026, illustré par des scénarios chiffrés concrets.
Le cadre juridique et fiscal de la transmission
L’assurance-vie bénéficie d’un régime fiscal dérogatoire en matière de succession. Les capitaux transmis via un contrat d’assurance-vie échappent aux règles classiques des droits de succession et relèvent de deux articles distincts du Code général des impôts (CGI), selon l’âge de l’assuré au moment du versement des primes.
Article 990 I du CGI : primes versées avant 70 ans
C’est le régime le plus avantageux. Les capitaux transmis au décès de l’assuré bénéficient de :
- Un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire désigné (et non par contrat). Chaque bénéficiaire profite donc de son propre abattement, quel que soit le nombre de contrats souscrits.
- Au-delà de cet abattement, un prélèvement forfaitaire de 20 % s’applique sur la fraction comprise entre 152 500 euros et 852 500 euros (soit sur 700 000 euros).
- Au-delà de 852 500 euros par bénéficiaire, le taux passe à 31,25 %.
Point essentiel : le conjoint survivant ou le partenaire de PACS est totalement exonéré de ce prélèvement depuis la loi TEPA du 21 août 2007, quel que soit le montant transmis.
Article 757 B du CGI : primes versées après 70 ans
Pour les primes versées après le 70e anniversaire de l’assuré, le régime est différent :
- Un abattement global de 30 500 euros, partagé entre l’ensemble des bénéficiaires et sur l’ensemble des contrats de l’assuré.
- Au-delà de cet abattement, les primes versées sont soumises aux droits de succession classiques selon le lien de parenté avec le défunt.
- Avantage majeur souvent méconnu : les intérêts et plus-values générés par ces primes sont totalement exonérés de droits de succession.
Tableau comparatif des régimes
| Critère | Article 990 I (avant 70 ans) | Article 757 B (après 70 ans) | Succession classique (hors assurance-vie) |
|---|---|---|---|
| Abattement | 152 500 euros par bénéficiaire | 30 500 euros global (tous bénéficiaires confondus) | 100 000 euros par enfant (en ligne directe) |
| Assiette taxable | Totalité des capitaux transmis (primes + gains) | Primes versées uniquement (gains exonérés) | Totalité de l’actif successoral |
| Taux d’imposition | 20 % jusqu’à 700 000 euros puis 31,25 % | Barème des droits de succession selon le lien de parenté | Barème progressif de 5 % à 45 % (en ligne directe) |
| Conjoint/PACS | Exonéré (loi TEPA 2007) | Exonéré | Exonéré (loi TEPA 2007) |
| Neveux/nièces | 20 % puis 31,25 % (après abattement 152 500 euros) | 55 % (barème succession) | 55 % (après abattement de 7 967 euros) |
| Tiers sans lien de parenté | 20 % puis 31,25 % (après abattement 152 500 euros) | 60 % (barème succession) | 60 % (après abattement de 1 594 euros) |
A retenir : l’article 990 I est particulièrement avantageux pour les bénéficiaires éloignés (neveux, amis, tiers) puisqu’il leur applique un taux forfaitaire de 20 % là où la succession classique leur imposerait 55 % ou 60 %.
Scénarios concrets avec calculs détaillés
Scénario 1 : Couple de 65 ans, 2 enfants, 800 000 euros (primes avant 70 ans)
Situation : Marc et Sophie, mariés, ont 65 ans. Ils disposent d’un contrat d’assurance-vie luxembourgeois d’une valeur de 800 000 euros, alimenté exclusivement par des primes versées avant leurs 70 ans. Ils désignent leurs 2 enfants, Paul et Julie, comme bénéficiaires à parts égales.
Hypothèse : décès de Marc. Sophie, en tant que conjointe survivante, est exonérée. Au second décès (Sophie), les capitaux reviennent aux enfants.
Calcul au second décès (article 990 I)
| Etape | Paul | Julie |
|---|---|---|
| Part brute reçue | 400 000 euros | 400 000 euros |
| Abattement article 990 I | – 152 500 euros | – 152 500 euros |
| Assiette taxable | 247 500 euros | 247 500 euros |
| Taxation à 20 % (sur la tranche jusqu’à 700 000 euros) | 49 500 euros | 49 500 euros |
| Montant net reçu | 350 500 euros | 350 500 euros |
Bilan : sur 800 000 euros transmis, les deux enfants reçoivent ensemble 701 000 euros, soit un taux effectif d’imposition de 12,4 % seulement.
Comparaison avec la succession classique (hors assurance-vie) :
| Etape | Paul | Julie |
|---|---|---|
| Part brute | 400 000 euros | 400 000 euros |
| Abattement en ligne directe | – 100 000 euros | – 100 000 euros |
| Assiette taxable | 300 000 euros | 300 000 euros |
| Droits de succession (barème progressif) | 58 194 euros | 58 194 euros |
| Montant net reçu | 341 806 euros | 341 806 euros |
Economie grâce à l’assurance-vie : 17 388 euros au total (soit 8 694 euros par enfant).
Scénario 2 : Personne seule, 3 bénéficiaires, 1,5 million d’euros (primes mixtes)
Situation : Catherine, 74 ans, veuve, dispose d’un contrat de 1 500 000 euros. Elle a versé 900 000 euros de primes avant 70 ans et 600 000 euros après 70 ans. Le contrat a généré des plus-values. Les bénéficiaires désignés sont ses 2 enfants (Léa et Thomas) et son neveu (Antoine), à parts égales.
Valorisation du contrat :
| Composante | Montant |
|---|---|
| Primes versées avant 70 ans | 900 000 euros |
| Primes versées après 70 ans | 600 000 euros |
| Plus-values totales | Incluses dans la valeur du contrat |
| Valeur totale du contrat | 1 500 000 euros |
Pour simplifier, on considère que les plus-values se répartissent proportionnellement. La part du contrat liée aux primes avant 70 ans vaut 900 000 euros (60 %) et celle après 70 ans 600 000 euros (40 %).
Partie article 990 I (60 % du contrat = 900 000 euros)
Chaque bénéficiaire reçoit 300 000 euros au titre de cette partie.
| Etape | Léa (enfant) | Thomas (enfant) | Antoine (neveu) |
|---|---|---|---|
| Part brute (art. 990 I) | 300 000 euros | 300 000 euros | 300 000 euros |
| Abattement 152 500 euros | – 152 500 euros | – 152 500 euros | – 152 500 euros |
| Assiette taxable | 147 500 euros | 147 500 euros | 147 500 euros |
| Prélèvement à 20 % | 29 500 euros | 29 500 euros | 29 500 euros |
| Net reçu (part 990 I) | 270 500 euros | 270 500 euros | 270 500 euros |
Partie article 757 B (40 % du contrat = 600 000 euros)
L’abattement global de 30 500 euros est partagé entre les 3 bénéficiaires, soit environ 10 167 euros chacun. Seules les primes sont taxées ; les intérêts et gains sont exonérés. On suppose ici que les primes nettes attribuables à cette partie s’élèvent à 600 000 euros (avant gains).
Chaque bénéficiaire se voit attribuer 200 000 euros de primes.
| Etape | Léa (enfant) | Thomas (enfant) | Antoine (neveu) |
|---|---|---|---|
| Part brute (art. 757 B) – primes | 200 000 euros | 200 000 euros | 200 000 euros |
| Quote-part abattement 30 500 euros | – 10 167 euros | – 10 167 euros | – 10 167 euros |
| Assiette soumise aux droits de succession | 189 833 euros | 189 833 euros | 189 833 euros |
| Taux applicable | Barème ligne directe | Barème ligne directe | 55 % (neveu) |
| Droits de succession estimés | 30 953 euros | 30 953 euros | 104 408 euros |
| Plus-values exonérées (estimées à 15 %) | + 30 000 euros | + 30 000 euros | + 30 000 euros |
| Net reçu (part 757 B) | 199 047 euros | 199 047 euros | 125 592 euros |
Bilan global pour chaque bénéficiaire
| Bénéficiaire | Net part 990 I | Net part 757 B | Total net reçu |
|---|---|---|---|
| Léa (enfant) | 270 500 euros | 199 047 euros | 469 547 euros |
| Thomas (enfant) | 270 500 euros | 199 047 euros | 469 547 euros |
| Antoine (neveu) | 270 500 euros | 125 592 euros | 396 092 euros |
| Total | 811 500 euros | 523 686 euros | 1 335 186 euros |
Taux effectif global d’imposition : 11 % sur l’ensemble du contrat. Sans assurance-vie, Antoine aurait payé 55 % de droits de succession sur la totalité de sa part, soit un coût considérablement plus élevé.
Scénario 3 : Couple recomposé avec enfants d’un premier lit, 1,2 million d’euros
Situation : Pierre (68 ans) et Nathalie (62 ans) sont mariés en secondes noces. Pierre a 2 enfants d’un premier mariage (Lucas et Emma). Nathalie a 1 enfant (Camille). Ils souhaitent transmettre équitablement 1 200 000 euros via l’assurance-vie, primes versées avant 70 ans.
Stratégie retenue : Pierre souscrit un contrat de 800 000 euros et désigne Nathalie en premier rang (exonérée comme conjoint), avec Lucas et Emma en second rang. Nathalie souscrit un contrat de 400 000 euros et désigne Pierre en premier rang, avec Camille en second rang.
Au décès de Pierre (premier décès)
Nathalie reçoit 800 000 euros en totale exonération (loi TEPA 2007).
Au décès de Nathalie (second décès)
Nathalie a reconstitué un patrimoine assurance-vie et souhaite répartir équitablement entre les 3 enfants. Elle détient 1 200 000 euros au total (800 000 euros reçus + 400 000 euros de son propre contrat). Elle désigne Lucas, Emma et Camille à parts égales.
| Etape | Lucas | Emma | Camille |
|---|---|---|---|
| Part brute | 400 000 euros | 400 000 euros | 400 000 euros |
| Abattement 152 500 euros | – 152 500 euros | – 152 500 euros | – 152 500 euros |
| Assiette taxable | 247 500 euros | 247 500 euros | 247 500 euros |
| Prélèvement à 20 % | 49 500 euros | 49 500 euros | 49 500 euros |
| Montant net reçu | 350 500 euros | 350 500 euros | 350 500 euros |
Bilan : les 3 enfants (y compris les enfants du premier lit de Pierre) reçoivent chacun 350 500 euros, soit un taux effectif de 12,4 %. L’assurance-vie permet ici de contourner les complexités liées aux familles recomposées et d’assurer une égalité de traitement entre tous les enfants.
Point clé : dans une succession classique, les enfants d’un premier lit n’auraient aucun droit sur le patrimoine du beau-parent. L’assurance-vie permet de les inclure librement dans la clause bénéficiaire.
Stratégies d’optimisation de la transmission
Faut-il encore verser après 70 ans ?
C’est l’une des questions les plus fréquentes. La réponse est oui, dans de nombreuses situations, et voici pourquoi :
Arguments en faveur des versements après 70 ans :
- Les gains sont totalement exonérés. Sur un horizon de 10 à 15 ans, les plus-values peuvent représenter une part très significative du capital. Sur un versement de 500 000 euros après 70 ans avec un rendement annuel moyen de 4 %, les gains atteignent environ 400 000 euros au bout de 15 ans, soit 400 000 euros entièrement exonérés de droits de succession.
- L’abattement de 30 500 euros s’ajoute aux abattements de l’article 990 I. Ce n’est pas l’un ou l’autre.
- Pour les transmissions en ligne directe, le barème progressif reste modéré (de 5 % à 20 % jusqu’à 552 324 euros par enfant, après abattement de 100 000 euros en succession classique). L’article 757 B peut donc rester compétitif.
Quand l’article 757 B est moins intéressant :
- Transmission à des bénéficiaires éloignés (neveux à 55 %, tiers à 60 %) : mieux vaut maximiser les versements avant 70 ans pour rester sous l’article 990 I.
- Faible horizon de placement (peu de gains exonérés).
| Situation | Recommandation |
|---|---|
| Bénéficiaires en ligne directe, horizon long | Verser après 70 ans reste pertinent |
| Bénéficiaires éloignés (neveux, tiers) | Privilégier les versements avant 70 ans |
| Horizon de placement court (moins de 5 ans) | Verser avant 70 ans si possible |
| Primes déjà versées avant 70 ans proches de 152 500 euros par bénéficiaire | Compléter après 70 ans sans hésiter |
| Objectif de transmission supérieur à 1 million d’euros | Combiner les deux articles |
Multiplier les bénéficiaires pour maximiser les abattements
L’abattement de 152 500 euros de l’article 990 I s’applique par bénéficiaire. Chaque personne désignée dans la clause bénéficiaire bénéficie de son propre abattement.
Exemple : un contrat de 600 000 euros avec 4 bénéficiaires à parts égales :
| Configuration | 1 bénéficiaire | 2 bénéficiaires | 4 bénéficiaires |
|---|---|---|---|
| Part par bénéficiaire | 600 000 euros | 300 000 euros | 150 000 euros |
| Abattement par bénéficiaire | 152 500 euros | 152 500 euros | 152 500 euros |
| Assiette taxable par bénéficiaire | 447 500 euros | 147 500 euros | 0 euro |
| Total des droits | 89 500 euros | 59 000 euros | 0 euro |
Avec 4 bénéficiaires, le capital de 600 000 euros est transmis en totale franchise de droits. Il est donc judicieux de penser aux petits-enfants, qui disposent chacun de leur propre abattement de 152 500 euros.
Répartir sur plusieurs contrats
La souscription de plusieurs contrats d’assurance-vie ne modifie pas le calcul fiscal (les abattements sont calculés par bénéficiaire, tous contrats confondus), mais elle offre des avantages pratiques considérables :
- Désigner des bénéficiaires différents selon les contrats pour affiner la répartition.
- Séparer les versements avant et après 70 ans sur des contrats distincts pour une meilleure lisibilité fiscale.
- Adapter la gestion financière (profil prudent pour un contrat, dynamique pour un autre) selon l’horizon de chaque bénéficiaire.
- Faciliter le dénouement : chaque contrat est liquidé indépendamment, accélérant le versement aux bénéficiaires.
Le démembrement de la clause bénéficiaire
Le démembrement de la clause bénéficiaire consiste à désigner un bénéficiaire en usufruit (généralement le conjoint survivant) et un ou plusieurs bénéficiaires en nue-propriété (généralement les enfants). Cette technique permet :
- Au conjoint de percevoir les revenus du capital sa vie durant.
- Aux enfants de récupérer le capital au décès du conjoint, sans droits de succession supplémentaires (article 1133 du CGI).
C’est un outil de planification puissant, particulièrement adapté aux familles recomposées.
Pour un guide détaillé sur cette stratégie, consultez notre page dédiée : Le démembrement de la clause bénéficiaire en assurance-vie luxembourgeoise.
La donation du contrat de capitalisation
Le contrat de capitalisation (distinct de l’assurance-vie mais souvent complémentaire) peut être transmis par donation du vivant du souscripteur. Cette opération permet :
- De bénéficier des abattements de droit commun en matière de donation (100 000 euros par enfant, renouvelables tous les 15 ans).
- De purger les plus-values latentes au moment de la donation.
- De conserver l’antériorité fiscale du contrat.
Pour approfondir cette stratégie, consultez notre page dédiée : Donation et contrat de capitalisation luxembourgeois.
Les spécificités luxembourgeoises pour la succession
Le super-privilège : une protection inégalée
Le Luxembourg offre un mécanisme de protection unique au monde pour les souscripteurs d’assurance-vie : le triangle de sécurité et le super-privilège des souscripteurs.
Concrètement, en cas de défaillance de la compagnie d’assurance :
- Les actifs des souscripteurs sont séparés du bilan de l’assureur et déposés auprès d’une banque dépositaire agréée par le Commissariat aux Assurances (CAA).
- Les souscripteurs bénéficient d’un droit de créance prioritaire (super-privilège) sur ces actifs, avant même l’Etat luxembourgeois et les autres créanciers.
- Il n’existe aucun plafond de garantie, contrairement au Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) en France, limité à 70 000 euros par assuré et par compagnie.
| Critère | Assurance-vie française | Assurance-vie luxembourgeoise |
|---|---|---|
| Garantie en cas de faillite de l’assureur | FGAP : 70 000 euros par assuré | Super-privilège : aucun plafond |
| Séparation des actifs | Non obligatoire | Obligatoire (triangle de sécurité) |
| Supervision | ACPR (France) | CAA (Luxembourg) |
| Rang de priorité du souscripteur | Créancier chirographaire | Créancier super-privilégié (1er rang) |
Pour des patrimoines importants, cette protection est un argument décisif. Transmettre 1 million d’euros via un contrat luxembourgeois, c’est garantir à ses bénéficiaires que ce capital est protégé quoi qu’il arrive.
La planification multigénérationnelle
L’assurance-vie luxembourgeoise est un outil de planification multigénérationnelle grâce à :
- La portabilité internationale : le contrat luxembourgeois s’adapte au cadre fiscal du pays de résidence du souscripteur. En cas de mobilité internationale (expatriation, retraite à l’étranger), le contrat suit le souscripteur sans rupture.
- La souplesse de la clause bénéficiaire : possibilité de désigner des bénéficiaires sur plusieurs générations (enfants en premier rang, petits-enfants en second rang).
- L’accès à des classes d’actifs diversifiées : fonds internes dédiés (FID), fonds d’assurance spécialisés (FAS), permettant une gestion adaptée à un horizon multigénérationnel.
La succession internationale
Pour les familles ayant des liens avec plusieurs pays (résidents français avec des enfants à l’étranger, expatriés français, binationaux), l’assurance-vie luxembourgeoise offre des avantages spécifiques :
- Neutralité fiscale du contrat : le Luxembourg n’applique aucun droit de succession ni impôt sur les primes d’assurance-vie. La fiscalité applicable est celle du pays de résidence du souscripteur au moment du décès.
- Pas de réserve héréditaire au niveau du contrat : l’assurance-vie étant “hors succession” en droit français (article L132-12 du Code des assurances), elle permet de transmettre des capitaux à des bénéficiaires qui ne seraient pas héritiers réservataires, sous réserve de l’absence de primes manifestement exagérées.
- Compatibilité avec les conventions fiscales internationales : le Luxembourg dispose d’un réseau de conventions fiscales facilitant la planification transfrontalière.
- Expertise des compagnies luxembourgeoises : habituées à gérer des contrats multinationaux, elles disposent de services juridiques spécialisés en fiscalité internationale.
| Situation de l’expatrié | Avantage du contrat luxembourgeois |
|---|---|
| Résident français avec enfants à l’étranger | Dénouement simplifié quel que soit le pays du bénéficiaire |
| Expatrié français revenant en France | Conservation de l’antériorité fiscale du contrat |
| Binational franco-belge ou franco-suisse | Adaptation automatique au cadre fiscal du pays de résidence |
| Retraité s’installant au Portugal ou en Italie | Portabilité du contrat et optimisation fiscale locale |
Conseils pratiques pour sécuriser votre transmission
Quand revoir votre clause bénéficiaire ?
La clause bénéficiaire est le coeur de la transmission en assurance-vie. Une clause mal rédigée ou obsolète peut réduire à néant les avantages fiscaux du contrat. Voici les moments clés pour la réviser :
| Evénement de vie | Action recommandée |
|---|---|
| Mariage ou PACS | Vérifier que le conjoint est bien désigné en premier rang |
| Divorce ou séparation | Retirer l’ex-conjoint de la clause bénéficiaire |
| Naissance ou adoption d’un enfant | Ajouter le nouvel enfant et ajuster les quotes-parts |
| Décès d’un bénéficiaire | Mettre à jour la clause pour éviter que sa part revienne à ses propres héritiers |
| Mariage d’un enfant | Envisager de désigner aussi les petits-enfants pour maximiser les abattements |
| Changement de résidence fiscale | Vérifier la compatibilité de la clause avec le nouveau cadre fiscal |
| Evolution significative du patrimoine | Adapter les quotes-parts et envisager de nouveaux bénéficiaires |
| Tous les 3 à 5 ans | Revue systématique avec votre conseiller en gestion de patrimoine |
Travailler avec un notaire et un CGPI ensemble
La transmission patrimoniale optimale repose sur la complémentarité de deux expertises :
Le notaire apporte :
- La vision globale de la succession (actifs immobiliers, droits du conjoint, réserve héréditaire).
- La rédaction des actes (testament, donation-partage).
- La sécurité juridique des opérations.
Le conseiller en gestion de patrimoine indépendant (CGPI) apporte :
- L’expertise en ingénierie financière et assurantielle.
- L’accès aux contrats luxembourgeois et à leurs mécanismes spécifiques.
- L’optimisation fiscale de la transmission via l’assurance-vie.
La coordination entre ces deux professionnels est essentielle. Un CGPI comme WSI Conseil travaille en étroite collaboration avec votre notaire pour garantir une cohérence entre votre stratégie civile (testament, régime matrimonial) et votre stratégie assurantielle (clause bénéficiaire, répartition des contrats).
Les erreurs fréquentes qui coûtent cher aux familles
Voici les erreurs les plus courantes en matière de transmission par assurance-vie, et leur coût potentiel :
| Erreur | Conséquence | Coût potentiel |
|---|---|---|
| Clause bénéficiaire type “mes héritiers” sans précision | Réintégration des capitaux dans la succession, perte du régime fiscal de l’assurance-vie | Plusieurs dizaines de milliers d’euros de droits supplémentaires |
| Ne pas désigner de bénéficiaire de second rang | Si le bénéficiaire principal décède avant l’assuré, les capitaux tombent dans la succession | Perte totale de l’avantage fiscal de l’assurance-vie |
| Oublier de mettre à jour la clause après un divorce | L’ex-conjoint reste bénéficiaire et reçoit les capitaux | Capital transmis à une personne non souhaitée |
| Verser la totalité des primes après 70 ans pour un neveu | Application du barème de succession à 55 % au lieu du prélèvement forfaitaire de 20 % | Pour 500 000 euros transmis à un neveu : surcoût de plus de 150 000 euros |
| Primes manifestement exagérées | Réintégration dans la succession civile à la demande des héritiers réservataires | Remise en cause de l’intégralité de la transmission |
| Ne pas coordonner assurance-vie et testament | Contradiction entre les volontés exprimées dans le testament et la clause bénéficiaire | Contentieux familiaux et blocage du règlement de la succession |
| Un seul bénéficiaire pour un capital important | Sous-utilisation des abattements de l’article 990 I | Pour 600 000 euros avec 1 seul bénéficiaire au lieu de 4 : surcoût de 89 500 euros |
Passez à l’action : préparez votre transmission avec WSI Conseil
La transmission de patrimoine via l’assurance-vie luxembourgeoise est un levier puissant, mais son efficacité repose sur une mise en oeuvre rigoureuse et personnalisée. Chaque situation familiale et patrimoniale est unique et mérite une analyse approfondie.
WSI Conseil, cabinet de conseil en gestion de patrimoine spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise, vous accompagne pour :
- Auditer votre situation actuelle : analyse de vos contrats existants, de vos clauses bénéficiaires et de votre fiscalité successorale.
- Définir une stratégie de transmission optimale : choix des articles fiscaux, répartition des bénéficiaires, coordination avec votre notaire.
- Mettre en oeuvre les solutions adaptées : souscription ou transfert vers un contrat luxembourgeois, rédaction de clauses bénéficiaires sur mesure.
- Assurer un suivi dans la durée : révision régulière de votre stratégie en fonction de l’évolution de votre situation familiale et patrimoniale.
Demandez votre diagnostic patrimonial gratuit et sans engagement.
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Liens utiles
Retrouvez nos autres guides pour approfondir votre stratégie patrimoniale :
- Le démembrement de la clause bénéficiaire en assurance-vie luxembourgeoise – Optimiser la transmission au conjoint et aux enfants simultanément.
- Donation et contrat de capitalisation luxembourgeois – Transmettre de votre vivant en conservant l’antériorité fiscale.
- La fiscalité de l’assurance-vie luxembourgeoise en 2026 – Comprendre l’imposition des rachats et des capitaux décès.
- Clause bénéficiaire : guide de rédaction – Rédiger une clause bénéficiaire efficace et sécurisée.
- Assurance-vie luxembourgeoise pour expatriés – Les avantages spécifiques du contrat luxembourgeois pour les résidents à l’étranger.
- FID, FAS, FIC : les fonds internes du contrat luxembourgeois – Comprendre les supports d’investissement disponibles.
- Les frais de l’assurance-vie luxembourgeoise – Transparence sur les coûts et comparaison avec les contrats français.
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Avec plus de 20 ans d’expérience sur les marchés financiers, j’ai toujours eu à cœur d’écouter, conseiller et accompagner mes clients dans la durée.
Mon indépendance me permet aujourd’hui de garantir une totale objectivité dans mes recommandations et de proposer des solutions patrimoniales réellement sur mesure.En 2009, je me tourne vers la gestion de patrimoine privé. J’exerce d’abord chez Allianz Finance Conseil, puis rejoins la Banque Neuflize en tant que banquier privé, conseillant une clientèle haut de gamme sur leurs investissements et stratégies patrimoniales.
En 2014, je cofonde WSI Conseil avec Christophe Simon, société dédiée à la gestion de l’épargne financière au Luxembourg pour les particuliers comme pour les entreprises.
En plus de mon expertise sur les actifs liquides (actions, obligations, OPCVM), j’ai développé une solide compétence dans l’investissement non coté, autrement dit le private equity.



