Fiscalite de l’assurance-vie luxembourgeoise par pays de residence : guide detaillé

✍️ Écrit par Ivan WALLAERT – 📅 Publié le 23/04/2026

Le principe de neutralité fiscale du Luxembourg

L’assurance-vie luxembourgeoise repose sur un principe fondamental qui constitue son principal atout pour les personnes à mobilité internationale : la neutralité fiscale. Contrairement à de nombreux produits d’épargne, le contrat d’assurance-vie souscrit au Luxembourg n’est soumis à aucune taxation locale. Ni taxe sur les primes, ni imposition sur les gains, ni droits de succession luxembourgeois ne s’appliquent au contrat lui-même.

Ce mécanisme signifie que la fiscalité applicable dépend exclusivement du pays de résidence du souscripteur au moment de l’événement taxable (rachat, décès, perception de revenus). C’est ce que les professionnels appellent la transparence fiscale du contrat luxembourgeois.

Pour un expatrié ou une personne susceptible de changer de pays de résidence au cours de sa vie, cet avantage est considérable. Le contrat s’adapte automatiquement au cadre fiscal du nouveau pays de résidence, sans qu’il soit nécessaire de le modifier, de le transférer ou d’en souscrire un nouveau. Cette portabilité fiscale est unique et constitue la raison principale pour laquelle les patrimoines internationaux privilégient le Grand-Duché.

Ce guide détaille le traitement fiscal de l’assurance-vie luxembourgeoise dans les principaux pays de résidence de nos clients. Il couvre la fiscalité en cours de vie du contrat, lors des rachats, au décès, ainsi que les conventions fiscales applicables et les points de vigilance pratiques.

Avertissement important : les législations fiscales évoluent fréquemment. Les informations ci-dessous sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil fiscal personnalisé. Consultez systématiquement un conseiller fiscal qualifié dans votre pays de résidence avant toute décision.

France : le cas de référence

La France est le marché historique de l’assurance-vie luxembourgeoise et dispose du cadre fiscal le plus structuré en la matière.

Fiscalité en cours de vie du contrat

Tant qu’aucun rachat n’est effectué, les gains capitalisés dans le contrat ne sont pas imposés. Le souscripteur bénéficie d’un report d’imposition : la plus-value latente croît en franchise d’impôt. Cette capitalisation nette est l’un des avantages majeurs du contrat d’assurance-vie, qu’il soit français ou luxembourgeois.

Les résidents fiscaux français doivent déclarer l’existence de leurs contrats d’assurance-vie souscrits à l’étranger via le formulaire 3916-bis dans leur déclaration annuelle de revenus. L’omission de cette déclaration expose à une amende de 1 500 EUR par contrat non déclaré (portée à 10 000 EUR pour les contrats détenus dans un État non coopératif).

Fiscalité des rachats

Depuis le 1er janvier 2018, les rachats sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 %, décomposé en 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Ce taux s’applique sur la part de plus-value contenue dans le rachat.

Après 8 ans de détention, le souscripteur bénéficie d’un abattement annuel de 4 600 EUR (personne seule) ou 9 200 EUR (couple) sur la partie imposable des gains. Au-delà de cet abattement, les versements effectués avant le 27 septembre 2017 bénéficient d’un taux préférentiel de 7,5 % (plus prélèvements sociaux) sous certains plafonds. Pour les versements postérieurs à cette date, le taux de 7,5 % s’applique jusqu’à 150 000 EUR de primes versées, puis 12,8 % au-delà.

Le souscripteur peut également opter pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu si cela lui est plus favorable.

Fiscalité au décès

L’assurance-vie bénéficie d’un cadre successoral particulièrement avantageux en France :

  • Primes versées avant 70 ans : chaque bénéficiaire bénéficie d’un abattement de 152 500 EUR. Au-delà, le taux est de 20 % jusqu’à 700 000 EUR, puis de 31,25 %.
  • Primes versées après 70 ans : un abattement global de 30 500 EUR s’applique sur les primes versées (les gains étant exonérés), puis les sommes sont soumises aux droits de succession de droit commun.

Convention fiscale et points pratiques

La France et le Luxembourg disposent d’une convention fiscale bilatérale. Le contrat luxembourgeois est traité fiscalement de manière identique à un contrat français, à condition qu’il respecte les conditions de forme (durée, rachat possible). L’avantage du Luxembourg réside alors dans la protection renforcée des actifs (triangle de sécurité, super-privilège) et l’accès à des supports d’investissement plus larges (fonds internes dédiés, private equity, multi-devises).

Belgique : un cadre fiscal attractif sous conditions

La Belgique est le deuxième marché naturel pour l’assurance-vie luxembourgeoise, notamment pour les expatriés français installés à Bruxelles.

Fiscalité en cours de vie du contrat

La Belgique applique une taxe sur les opérations d’assurance de 2 % sur certaines primes versées dans des contrats de la Branche 23 (fonds liés à des fonds d’investissement). Les contrats de Branche 21 (rendement garanti) ne sont généralement pas soumis à cette taxe.

En revanche, il n’existe pas d’impôt sur les plus-values pour les personnes physiques en gestion normale de leur patrimoine privé. Les gains capitalisés dans un contrat d’assurance-vie ne sont donc pas imposés, à condition que la gestion soit considérée comme relevant de la « gestion normale du patrimoine privé » et non d’une activité spéculative.

Fiscalité des rachats

Lors d’un rachat sur un contrat de Branche 23, aucun prélèvement fiscal ne s’applique sur les gains, sous réserve du respect des conditions de non-spéculation. Pour les contrats de Branche 21 ou les contrats comportant une garantie de rendement, un prélèvement de 30 % peut s’appliquer sur la composante intérêt si le contrat a une durée inférieure à 8 ans ou ne respecte pas la règle des 130 %.

Taxe Caiman

La taxe Caiman (régime anti-abus) mérite une attention particulière. Introduite pour lutter contre l’évasion fiscale via des structures opaques, elle peut théoriquement s’appliquer à certains fonds internes dédiés (FID) si ceux-ci sont qualifiés de « constructions juridiques ». En pratique, les compagnies luxembourgeoises ont adapté leurs offres pour se conformer à cette réglementation. Il est essentiel de structurer correctement le contrat avec l’aide d’un conseiller spécialisé.

Fiscalité au décès

Les droits de succession en Belgique varient considérablement selon la région de résidence du défunt :

  • Région flamande : taux progressifs de 3 % à 27 % en ligne directe
  • Région wallonne : taux progressifs de 3 % à 30 % en ligne directe
  • Région de Bruxelles-Capitale : taux progressifs de 3 % à 30 % en ligne directe

L’assurance-vie est en principe soumise aux droits de succession en Belgique, sauf exceptions liées à la clause bénéficiaire et à la structure du contrat. Certains montages avec démembrement de la clause bénéficiaire peuvent permettre une optimisation.

Points pratiques

La convention fiscale entre la Belgique et le Luxembourg évite la double imposition. Le principal avantage du contrat luxembourgeois pour un résident belge réside dans la protection du super-privilège, la diversité des supports d’investissement et la portabilité en cas de mobilité future.

Suisse : un complément pertinent aux produits locaux

La Suisse, avec son système fiscal cantonal, présente un cadre spécifique pour l’assurance-vie luxembourgeoise.

Fiscalité en cours de vie du contrat

En Suisse, les contrats d’assurance-vie sont évalués dans le cadre de la déclaration de fortune cantonale. La valeur de rachat du contrat doit être déclarée annuellement et est soumise à l’impôt sur la fortune, dont les taux varient d’un canton à l’autre (généralement entre 0,3 % et 1 % de la fortune nette totale).

Les revenus générés à l’intérieur du contrat ne sont en principe pas imposés annuellement tant qu’ils restent capitalisés, sous réserve que le contrat respecte certaines conditions (notamment en matière de durée et de proportion du capital garanti au décès).

Fiscalité des rachats

Lors d’un rachat, la composante de rendement (différence entre la valeur de rachat et les primes versées) est imposée comme un revenu ordinaire au barème progressif fédéral et cantonal. Les taux marginaux peuvent atteindre 40 % ou plus selon le canton et le niveau de revenu global.

Il est donc essentiel de planifier les rachats de manière stratégique, en tenant compte de la progressivité de l’impôt et des éventuelles années de revenus plus faibles (retraite, année sabbatique).

Pilier 3b vs assurance-vie luxembourgeoise

Le pilier 3b suisse (prévoyance libre non liée) offre certains avantages fiscaux pour les contrats souscrits auprès d’assureurs suisses. Toutefois, l’assurance-vie luxembourgeoise se distingue par :

  • Une gamme d’investissement considérablement plus large (fonds internes dédiés, private equity, multi-devises)
  • Le super-privilège luxembourgeois qui offre une protection du capital sans équivalent en Suisse
  • La portabilité internationale pour les résidents suisses amenés à quitter la Confédération
  • La possibilité de détenir le contrat en CHF, EUR, USD ou autres devises

Fiscalité au décès

Les droits de succession en Suisse sont régis au niveau cantonal. La plupart des cantons exonèrent le conjoint et les descendants directs. Pour les autres bénéficiaires, les taux varient considérablement. Le capital-décès versé dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie bénéficie généralement d’un traitement favorable.

Impôt anticipé

L’impôt anticipé (Verrechnungssteuer) de 35 % ne s’applique en principe pas aux prestations d’assurance-vie luxembourgeoises, celles-ci n’étant pas de source suisse. Cela constitue un avantage pratique non négligeable en termes de trésorerie.

Royaume-Uni : les règles spécifiques des offshore bonds

Le Royaume-Uni applique un régime fiscal spécifique aux contrats d’assurance-vie souscrits à l’étranger, qualifiés d’offshore bonds.

Le régime des offshore bonds

Les contrats d’assurance-vie luxembourgeois sont classés comme des non-qualifying policies au Royaume-Uni. Ils bénéficient néanmoins d’un régime attractif :

  • Capitalisation en franchise d’impôt : les gains ne sont pas imposés annuellement tant qu’ils restent dans le contrat
  • Retrait annuel cumulé de 5 % : le souscripteur peut retirer chaque année jusqu’à 5 % du montant des primes investies sans déclenchement d’événement fiscal. Ce droit est cumulatif : si aucun retrait n’est effectué la première année, le souscripteur peut retirer jusqu’à 10 % la deuxième année, et ainsi de suite sur 20 ans
  • Chargeable event gain : lors d’un rachat total, d’un rachat partiel excédant le seuil de 5 %, ou du décès, un événement taxable est déclenché. Le gain est alors imposé comme un revenu au barème progressif (20 %, 40 % ou 45 %)

Top-slicing relief

Le top-slicing relief est un mécanisme essentiel qui permet de réduire l’impact de la progressivité de l’impôt. Le gain total est divisé par le nombre d’années de détention du contrat, et l’impôt est calculé sur cette tranche annualisée avant d’être multiplié par le nombre d’années. Ce mécanisme évite qu’un gain important ne propulse le souscripteur dans une tranche marginale élevée.

Fiscalité au décès (Inheritance Tax)

L’Inheritance Tax (IHT) s’applique au taux de 40 % sur les actifs excédant le nil-rate band de 325 000 GBP (650 000 GBP pour un couple). Un abattement supplémentaire de 175 000 GBP (residence nil-rate band) peut s’appliquer sous conditions.

L’assurance-vie luxembourgeoise détenue en nom propre est incluse dans la succession taxable. Des structurations utilisant des trusts (discretionary trust, bare trust) peuvent permettre de placer le contrat hors succession, sous réserve des règles de réservation de bénéfice et des délais de 7 ans.

Points pratiques

La convention fiscale UK-Luxembourg prévient la double imposition. Le contrat luxembourgeois est particulièrement adapté aux résidents britanniques en raison de la règle des 5 % cumulatifs, du top-slicing relief et de la possibilité de planifier les rachats sur plusieurs années fiscales.

Portugal : la fin du NHR et le nouveau cadre fiscal

Le Portugal a longtemps attiré les retraités et expatriés européens grâce au régime des Non-Habitual Residents (NHR), désormais supprimé pour les nouveaux demandeurs depuis janvier 2024.

Cadre fiscal actuel

Pour les résidents fiscaux portugais, les gains issus d’un contrat d’assurance-vie sont imposés au taux forfaitaire de 28 % (taxa liberatoria) ou, sur option, au barème progressif de l’impôt sur le revenu (IRS) qui peut atteindre 48 % plus surcharge de solidarité.

Les contrats d’assurance-vie souscrits au Portugal bénéficient d’un régime dégressif :

  • Rachat entre 5 et 8 ans : imposition sur 80 % des gains (taux effectif de 22,4 %)
  • Rachat après 8 ans : imposition sur 40 % des gains (taux effectif de 11,2 %)

La question de savoir si ces abattements pour durée de détention s’appliquent aux contrats souscrits à l’étranger fait l’objet de débats. Il est recommandé de consulter un fiscaliste portugais pour confirmer le traitement applicable.

Fiscalité au décès

Le Portugal est particulièrement favorable en matière de succession : les transmissions en ligne directe (conjoint, descendants, ascendants) sont exonérées de droits de succession. Seul un droit de timbre (imposto do selo) de 10 % s’applique aux transmissions à des tiers.

Points pratiques

Pour les anciens bénéficiaires du NHR, les avantages acquis sont généralement maintenus jusqu’à l’échéance de la période de 10 ans. L’assurance-vie luxembourgeoise reste un outil pertinent pour les résidents portugais en raison de la protection des actifs et de l’accès aux fonds dédiés.

Émirats arabes unis (Dubaï / Abu Dhabi) : 0 % d’impôt, mais des spécificités à connaître

Les EAU attirent un nombre croissant d’expatriés et de grandes fortunes, notamment à Dubaï et Abu Dhabi.

Fiscalité sur les revenus et les gains

Les EAU ne prélèvent aucun impôt sur le revenu des personnes physiques. Les gains réalisés dans un contrat d’assurance-vie, que ce soit par capitalisation ou lors de rachats, ne sont donc pas imposés localement. C’est évidemment un atout considérable.

Toutefois, depuis juin 2023, un impôt sur les sociétés de 9 % a été introduit pour les entreprises dont le chiffre d’affaires excède 375 000 AED. Cet impôt ne concerne pas directement les personnes physiques ni leurs contrats d’assurance-vie.

Cadre réglementaire

Les EAU disposent de plusieurs cadres réglementaires financiers :

  • DIFC (Dubai International Financial Centre) : juridiction financière autonome avec son propre système juridique basé sur la common law anglaise
  • ADGM (Abu Dhabi Global Market) : équivalent à Abu Dhabi
  • Réglementation fédérale via la Central Bank of the UAE et l’Insurance Authority

La distribution de produits d’assurance-vie luxembourgeois aux EAU doit respecter les réglementations locales applicables. Les compagnies luxembourgeoises opèrent généralement via des partenaires locaux agréés.

Question cruciale : le droit successoral

C’est le point de vigilance majeur aux EAU. En l’absence de dispositions spécifiques, le droit de la charia s’applique par défaut à la succession des résidents musulmans. Pour les résidents non musulmans, la situation est plus nuancée :

  • Enregistrement d’un testament au DIFC : permet aux non-musulmans de faire appliquer un régime successoral de common law, évitant l’application du droit de la charia
  • Enregistrement d’un testament à l’ADGM : option similaire à Abu Dhabi
  • Sans testament enregistré, le partage successoral peut être soumis aux règles locales, ce qui peut conduire à des répartitions très différentes de la volonté du défunt

L’assurance-vie luxembourgeoise joue ici un rôle stratégique : le capital-décès est versé aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire, ce qui permet de contourner partiellement les complexités successorales locales. La désignation bénéficiaire est généralement reconnue comme un engagement contractuel qui prévaut sur le droit successoral local, bien que cette question mérite une analyse juridique au cas par cas.

Points pratiques

Pour un résident des EAU, l’assurance-vie luxembourgeoise combine l’absence totale de fiscalité avec une protection patrimoniale renforcée et une clause bénéficiaire qui peut simplifier la transmission. C’est un outil particulièrement adapté à ce contexte.

Monaco : un cadre fiscal ultra-favorable

La Principauté de Monaco est connue pour son environnement fiscal extrêmement favorable.

Fiscalité des personnes physiques

Monaco ne prélève aucun impôt sur le revenu pour ses résidents, à une exception notable : les ressortissants français installés à Monaco après le 13 octobre 1962 restent soumis à l’impôt sur le revenu français en vertu de la convention fiscale franco-monégasque de 1963. Ces personnes sont donc traitées fiscalement comme des résidents français (voir la section France ci-dessus).

Pour tous les autres résidents monégasques, les gains dans un contrat d’assurance-vie ne sont pas imposés, que ce soit en phase de capitalisation ou lors des rachats.

Fiscalité au décès

Monaco ne prélève aucun droit de succession en ligne directe (conjoint, descendants, ascendants). Pour les transmissions à des tiers, un droit de mutation de 8 % à 16 % peut s’appliquer selon le lien de parenté.

Points pratiques

L’assurance-vie luxembourgeoise reste pertinente pour un résident monégasque (non français) en raison de la protection des actifs (super-privilège), de la diversification des supports d’investissement et de la portabilité si le résident quitte Monaco. La structuration de la clause bénéficiaire mérite une attention particulière compte tenu de l’absence de droits en ligne directe.

Israël : le régime favorable des nouveaux immigrants

Israël dispose d’un régime fiscal spécifique pour les nouveaux immigrants (Olim Hadashim) qui peut rendre l’assurance-vie luxembourgeoise particulièrement attractive.

Exemption de 10 ans pour les Olim

Les personnes qui acquièrent la résidence fiscale israélienne pour la première fois (ou qui y reviennent après une longue absence) bénéficient d’une exemption de 10 ans sur les revenus de source étrangère. Cela inclut :

  • Les gains réalisés dans un contrat d’assurance-vie étranger
  • Les rachats effectués sur ces contrats
  • Les revenus de capitaux mobiliers de source étrangère

Pendant cette période, les Olim ne sont pas tenus de déclarer ces revenus aux autorités fiscales israéliennes. C’est une fenêtre d’opportunité considérable pour structurer son patrimoine.

Après la période d’exemption

À l’expiration de la période de 10 ans, les revenus de source étrangère deviennent imposables au barème progressif israélien, avec des taux pouvant atteindre 50 % (incluant la surtaxe sur les hauts revenus). Les gains en capital sont généralement imposés à 25 % (ou 30 % pour les actionnaires significatifs).

Le timing des rachats est donc crucial : il est souvent recommandé de planifier les éventuels rachats avant l’expiration de la période d’exemption ou de restructurer le patrimoine en conséquence.

Fiscalité au décès

Israël ne prélève pas de droits de succession à proprement parler. Toutefois, certaines plus-values latentes peuvent être considérées comme réalisées au décès et déclenchent une imposition. L’assurance-vie luxembourgeoise, via sa clause bénéficiaire, permet une transmission directe aux bénéficiaires désignés.

Points pratiques

Pour les Olim, l’assurance-vie luxembourgeoise est un outil idéal durant la période d’exemption : capitalisation en franchise d’impôt, protection des actifs, accès à des investissements diversifiés. La planification de la sortie de la période d’exemption est un élément clé de la stratégie patrimoniale.

Luxembourg (résidents) : le traitement fiscal local

Pour les résidents du Grand-Duché eux-mêmes, l’assurance-vie présente également des avantages.

Fiscalité des rachats

Les gains réalisés lors de rachats sont imposés comme des revenus divers (sonstige Einkünfte) au barème progressif luxembourgeois, dont le taux marginal atteint 42 % (plus contribution au fonds pour l’emploi).

Toutefois, un abattement peut s’appliquer si le contrat respecte certaines conditions de durée de détention. Les contrats détenus depuis plus de 15 ans et répondant à certains critères peuvent bénéficier d’une exonération partielle.

Déductibilité des primes

Les résidents luxembourgeois peuvent, sous certaines conditions, déduire les primes d’assurance-vie de leur revenu imposable dans le cadre des dépenses spéciales (Sonderausgaben), dans la limite de plafonds annuels (qui varient selon l’âge et la situation familiale).

Fiscalité au décès

Les droits de succession au Luxembourg sont relativement modérés en ligne directe :

  • Conjoint survivant : exonération sous conditions
  • Ligne directe (enfants, parents) : taux progressifs relativement modestes
  • Autres bénéficiaires : taux pouvant atteindre 15 %

L’assurance-vie est en principe incluse dans l’assiette successorale, mais la clause bénéficiaire permet d’orienter la transmission.

Tableau comparatif synthétique

PaysImpôt sur les rachatsDroits de successionAvantage clé du contrat luxembourgeois
FrancePFU 30 % (abattement après 8 ans)Abattement 152 500 EUR/bénéficiaireAccès FID, PE, protection renforcée
Belgique0 % (Branche 23, conditions)3-30 % selon régionPortabilité, pas de taxe sur les gains
SuisseRevenu ordinaire (progressif)Variable selon cantonSuper-privilège, multi-devises CHF
Royaume-UniProgressif (20-45 %) avec top-slicingIHT 40 % > 325 000 GBPRègle des 5 % cumulatifs
Portugal28 % (dégressif avec durée)0 % en ligne directeProtection, diversification
EAU0 %Complexe (charia/DIFC)Clause bénéficiaire, protection
Monaco0 % (sauf Français)0 % en ligne directePortabilité, diversification
Israël0 % (10 ans Olim) puis progressifPas de droits de successionExemption temporaire, planification
LuxembourgRevenu divers (progressif)ModéréDéductibilité, accès direct

Les conventions fiscales : un filet de sécurité contre la double imposition

Le Luxembourg a conclu des conventions fiscales bilatérales avec plus de 80 pays. Ces conventions visent à éliminer la double imposition et à déterminer quel État a le droit d’imposer quels revenus.

Pour l’assurance-vie, les conventions fiscales garantissent généralement que :

  • Les gains ne sont imposés que dans le pays de résidence du souscripteur
  • Les capitaux-décès ne sont pas soumis à une double imposition successorale
  • Les échanges d’informations fiscales entre administrations sont encadrés (CRS, FATCA)

La combinaison de la neutralité fiscale luxembourgeoise et du réseau de conventions fiscales fait de l’assurance-vie luxembourgeoise un outil juridiquement sécurisé et fiscalement transparent.

Mises en garde importantes

  1. Les lois fiscales changent : les informations présentées dans ce guide sont valables à la date de rédaction. Les réformes fiscales sont fréquentes et peuvent modifier substantiellement le traitement applicable.
  2. Chaque situation est unique : votre situation patrimoniale, familiale et professionnelle influence le traitement fiscal applicable. Un guide général ne remplace pas un conseil personnalisé.
  3. Les obligations déclaratives sont impératives : dans la plupart des pays, la détention d’un contrat d’assurance-vie à l’étranger doit être déclarée. Le non-respect de ces obligations expose à des pénalités significatives.
  4. L’échange automatique d’informations : dans le cadre du Common Reporting Standard (CRS) et de FATCA, les compagnies d’assurance luxembourgeoises communiquent automatiquement aux administrations fiscales des pays de résidence les informations relatives aux contrats détenus par leurs ressortissants.
  5. Toujours consulter un professionnel : avant toute souscription, rachat ou modification de votre contrat, consultez un conseiller fiscal qualifié dans votre pays de résidence.

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  • Ivan Wallaert

    Avec plus de 20 ans d’expérience sur les marchés financiers, j’ai toujours eu à cœur d’écouter, conseiller et accompagner mes clients dans la durée.
    Mon indépendance me permet aujourd’hui de garantir une totale objectivité dans mes recommandations et de proposer des solutions patrimoniales réellement sur mesure.

    En 2009, je me tourne vers la gestion de patrimoine privé. J’exerce d’abord chez Allianz Finance Conseil, puis rejoins la Banque Neuflize en tant que banquier privé, conseillant une clientèle haut de gamme sur leurs investissements et stratégies patrimoniales.

    En 2014, je cofonde WSI Conseil avec Christophe Simon, société dédiée à la gestion de l’épargne financière au Luxembourg pour les particuliers comme pour les entreprises.
    En plus de mon expertise sur les actifs liquides (actions, obligations, OPCVM), j’ai développé une solide compétence dans l’investissement non coté, autrement dit le private equity.

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